Un article dans la Nouvelle République du 10 avril 2013

Le Journal La Nouvelle République publie dans son édition du 10 avril, un article :
En 2009, un camion s'était retrouvé coincé dans la rue Nationale de La Châtre. - (Photo archives NR) Scenario-catastrophe-pour-la-deviation-de-La-Chatre image article large

Scénario catastrophe pour la déviation de La Châtre

L’association pour le contournement de La Châtre soulignera, demain, l’urgence du projet en simulant l’effondrement du pont du Lion d’Argent.

Le pont du Lion d'Argent s'est effondré ! Si cette nouvelle inquiétante est heureusement fictive, elle entend alerter les autorités sur l'urgence de réaliser la déviation de La Châtre. Deux mille poids lourds traversent en effet, chaque jour, l'agglomération, avec toutes les nuisances que cela suppose, et plus de la moitié d'entre eux passent par le centre-ville.

Un plaidoyer pour trois déviations

« Ce trafic est amené à augmenter avec l'écotaxe, ce qui va encore dégrader d'état de l'ouvrage d'art », résume Jean Goriat, président de l'Association pour le contournement de La Châtre qui a décidé de simuler le pire scénario catastrophe, demain après-midi. Cette manifestation symbolique, organisée sur le point névralgique, a pour but de rappeler aux décideurs politiques que le projet annoncé depuis plus de quarante ans ne s'est jamais concrétisé.
En 2003, le Conseil général de l'Indre avait présenté les différents fuseaux possibles et sollicité, en vain, la Région pour financer la moitié de l'opération. « Depuis, on fait du surplace, constate Jean Goriat. Il y a de la mauvaise volonté des deux côtés mais nous avons démontré au Département, dont l'emprunt est très faible, qu'il avait les moyens d'investir 100 millions d'euros sur dix ans dans les déviations de La Châtre, du Blanc et de Villedieu, à raison de 3 € par habitant. »
L'association qui déjà diffusé trois mille tracts pour drainer, demain, un maximum de personnes vers le pont du Lion d'Argent, entend continuer la distribution auprès des gens de passage et bloquer la route, une dizaine de minutes. « Nous voulons booster les politiques en les mettant devant leurs responsabilités », conclut Jean Goriat en croisant les doigts. Il ne manquerait plus que l'ouvrage d'art choisisse ce jour précis pour rendre l'âme !

La simulation est prévue demain, à 17 h, au pont du Lion d'Argent.

Jean-Michel Bonnin

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