Un article dans La Nouvelle République du 01 mars 2012

Déviation de La Châtre : le poids lourd des images...

01/03/2012 05:38

L’Association pour le contournement poids lourds de La Châtre appuie sur l’accélérateur pour souligner l’urgence d’un chantier tributaire des financeurs.

Les responsables de l'association multiplient les interventions. Les responsables de l'association multiplient les interventions.

Certains le qualifient d'Arlésienne, d'autres déplorent que ce chantier lié à la sécurité routière soit tributaire d'une querelle politique. Le projet de déviation de La Châtre piétine. Ces travaux ne demandent pourtant qu'à démarrer : le tracé long de 13 km est défini et leur coût a été évalué à 100 millions d'euros. Seul hic, le conseil général exige que la Région participe à la moitié de la dépense mais son interlocuteur orléanais répond que le dossier n'est pas de son ressort.

Un film en forme de témoignage

Le différend ne fait pas l'affaire de la population locale qui a pris le taureau par les cornes, voici quatre ans, en créant, l'Association pour le contournement poids lourds de La Châtre. Avec des arguments chocs. Près de 1.100 camions transitent chaque jour par le centre-ville, avec tous les dangers que cela suppose. Cette structure forte de 162 familles adhérentes et trois autres associations, et qui tient, ce soir, son assemblée générale, est particulièrement active.
« Nous avons rencontré, l'an passé, de nombreux élus, institutionnels et la CDC a inscrit le sujet à son ordre du jour », résume le président, Pierre-Marie Audebert. « Nous allons actualiser les données en tenant compte notamment de la loi sur l'eau, explique le député et maire, Nicolas Forissier. Ces nouveaux éléments permettront de relancer le dossier et j'ai écrit au ministre pour que les déviations de La Châtre, du Blanc et de Villedieu soient inscrites au schéma national routier. »
L'association qui a étudié de près la question, souligne : « Le Conseil général de l'Indre est l'un des moins endettés de France et peut financer ces opérations d'un coût total de 300.000 € sans l'aide de la Région, en étalant un emprunt sur trente ans. Son remboursement serait indolore. Il faut une vraie volonté politique ». Et c'est pour réveiller les décideurs qu'il sera question, ce soir, du tournage d'un film qui stigmatisera les problèmes engendrés par la circulation en centre-ville castrais.

Jean-Michel Bonnin

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